JE VOUS LIVRE ICI IN EXTENSO UN CR ANCIEN D'UNE SORTIE FOLKLORIQUE DANS LE TARN AVEC MON ANCIEN CLUB DE L'AVEC....LES PHOTOS SONT D'EPOQUE !!! LOL!!!
JEUDI 12 MAI
Départ vers minuit après un léger debriefing préparatoire à la sortie programmée en ce WE d'ascencion 1994 .Direction Albi via l'A71 .A peine sorti de Versailles par la Francilienne, Gégé, chauffeur number one du J5, rend déjà les armes, victime d'un premier coup de pompe. Papy, confortablement installé à l'avant depuis le départ, s'est mis en état d'hibernation.
Après relais des chauffeurs restants et pause "coco et café" à St Flour, il est 5h 45 et le crachin qui nous a accompagnés durant le parcours daigne enfin se tarir. Un rapide breakfast , je reprends le manche et pour rompre la monotonie du parcours, décide d'attaquer la N9 "rectifiée" en direction de Rodez. Virages à droite ..à gauche ..plus personne ne dort!! Gégé terminera les qqs km restants pour arriver sans encombre au F1 d'Albi , notre premier lieu de séjour; nous déposons les bagages mais pas les armes; il est 9 h et les fouilles vont pouvoir commencer ...

TREBAS
Selon les informations de source sure récoltées par Gégé, un camion dépose chaque jour des rejets provenant du Burg ou de Montroc à cette laverie .En fait , le tas devant lequel nous arrivons semble etre là depuis quelque temps.

Nous tournons, cassons qqs rares blocs sans trouver vraiment de quoi nous satisfaire; par acquis de conscience, nous reprenons le camion pour aller vérifier à la source meme ; les tas que j'avais visités plusieurs années auparavant ne sont plus là et nous descendons dans le vallon jusqu'à la grille qui en ferme l'accès : des stériles , des bassins de décantation ...rien à glaner; plus tard, un autochtone nous apprendra qu'il y aurait eu à glaner de l'autre coté mais notre principe consiste à ne pas braver les interdits.

ST JEAN DE JEANNES
Empruntant les petites routes survireuses de la région, nous profitons de vues dégagées sur les vallons et carrières des environs ...Montroc et surtout un immense chantier où nous parvenons par des chemins détournés. Sur place, nous rencontrons une famille de fouilleurs qui nous renseignent: nous sommes dans la carrière du Moulinal dépendant de l'ancienne concession de St Jean de Jeannes, exploitation reprise comme toutes les autres par la SOGEREM. Un filon de fluorite melée de quartz et chalcopyrite affleure sur l'un des planchers: le tout malheureusement massif mais qui fera le bonheur de mes compagnons de route, peu exigeants .Par endroits apparaissait un quartz fissile terminé par des pyramides laiteuses dont il était difficile de tirer des plaques interessantes. Chargés comme des baudets, mes camarades et moi meme regagnons notre camion et contournant la découverte et poursuivant notre route nous parvenons à

PEYREBRUNE
Exploitée pour concassage, cette carrière située en face de la mine meme du meme nom qui a livré en son temps de belles plaques de fluorite brune surcristallisées en quartz devrait etre interessante. Une chaine en barre symboliquement l'entrée mais nous passons outre pour une fois et visitons rapidement les éboulis du plancher. Gégé satisfait par les 50 kg de chalcopyrite récoltée auparavant boude et préfère dormir dans le camion (sa n ème siste de la journée !) Un survol rapide ne nous apporte rien et nous passons à l'étage supérieur ; Michel , appelé par la suite "Oeil de Lynx' découvre tout d'abord de petits blocs couverts de sidérite associés à de petites calcites sympa ; le filon d'où ils proviennent n'est pas apparent et la zone peu étendue mais chacun récolte . La surprise va venir de blocs ferrugineux plus importants , apparemment éboulés du front de taille. Eclatés consciencieusement à la massette, ils vont nous livrer de superbes echantillons variés .Bon prince, je vais chercher Gégé.Ces blocs vont nous livrer galènes rhomboédriques, sidérites cretées supportant soit des calcites, soit des quartz, des goethites et sans doute d'après l'inventaire pyrolusites et smithsonites( Depuis, on sait quelles merveilles de toutes sortes ont été dégagées de cette carrière et pas seulement en micromineraux ...que de regrets en y repensant) .Bon ! l'heure avançant , il nous faut quitter la carrière à regret pour gagner notre gite ; bon décrassage, repas tout proche et une bonne nuit de récupération
PEYREBRUNE bis
Nous attaquons le lendemain en visitant une 3 ème carrière signalée dans l'inventaire à la recherche de 2 filons répertoriés. Quelques hésitations: portail infranchissable, barbelés, nous trouvons finalement accès par un sentier qui montant dans les bois nous amène à pied d'oeuvre ; la visite ne donne rien et nous décidons de revoir celle de la veille : aujourd'hui elle fonctionne, aussi Gégé et Papy partent en délégation pour obtenir une autorisation ....autorisation évidemment refusée (vertaines furent accordées autrefoismais l'ingénieur ne tient plus à recevoir des fouilleurs...la carrière ayant pris trop d'extension . Déçus, nous partons vers Montroc mais devant la barrière close, nous renonçons (nous ignorions à l'époque que la visite était autorisée les jours ouvrables en demandant par écrit une autorisation )
LES ENVIRONS
Pour varier les récoltes, Papy et moi rassemblons nos souvenirs de visites anciennes pour retrouver une série de petites galeries où la goethite vernissée mamelonnée n'était pas rare. Après qqs tours et détours, nous retrouvons leur accès. A l'époque, les parois étaient couvertes de cet hydroxyde de fer mais en 10 ans cela a bien changé et mes parois ont été lissées de leurs mamelons par d'autres fouilleurs et nous quittons l'endroit
PEYREBLANQUE
Pour finir la journée, décision est prise de retrouver une mine de barytine qui d'après l'inventaire peut livrer d'intéressants échantillons. Sur le terrain, l'itinéraire indiqué semble peu approprié mais un agriculteur nous indique un chemin passant par la ferme du Rec que nous trouvons facilement; ne sachant quel chemin prendre, nous descendons avec le camion dans le vallon encaissé et parvenons dans une propriété isolée, villégiature d'un brave retraité. Nous prenant apparemment pour des ignares un peu dérangés d'etre venus d'aussi loin pour chercher des cailloux, il se lance dans un cours de minéralogie et nous dresse l'historique de la mine. Se faisant tirer l'oreille, il finira par nous décrire l'accès le plus simple tout en nous abreuvant de conseils de prudence. Quelques minutes de marche (des sarcasmes de certains considérant que cela n'en vaut pas la peine) et nous parvenons assez rapiddement dans les bois devant une carrière broussailleuse au fond de laquelle s'ouvre 2 hautes galeries suivie d'un dépilage profond. Des effondrements de terrain dans le voisinage laissent à penser qu'il y a plusieurs niveaux de galerie; comme nous ne sommes pas équipés pour la spéléo, nous furetons à l'entrée du dépilage et oeil de lynx (encore lui) nous fait bientot part de ses observations :sur la paroi gauche, à l'entrée meme, des placages de barytine tabulaire transparents nous tendent leurs faces et les burins rentrent en action , ouvrant de petites géodes très sympa ; malheureusement la zone n'est pas très étendue ni en largeur ni en profondeur mais nous permet de finir cette journée de manière agréable. Nous pouvons rentrer satisfaits ; le lendemain, nous devons changer de département
EN ROUTE VERS L AVEYRON ET LA LOZERE
La flotte toute la nuit et cela continue sur la route !!"Cela va se lever" dit Papy "avec la marée" réplique Michel. Il faut croire qu'ils remplaceraient avantageusement Gillot Pétré ( pour ceux qui l'auraient oublié) car nous arrivons à Marvejols sous un beau soleil qui nous accompagnera toute la journée. Dans la ville, ravitaillement en tous genres et pause café mais ne laissez pas vos pieds trainer sur la chaussée et gardez cos arpions au large car les autochtones vous roulent tranquillement sur les pieds, l'oeil hagard: on doit consommer tot dans la région !
RAVIN BLEU (TRUC DU MIDI)

Nos anciens visiteurs connaissent le chemin !!!! Accès donc par le haut des marnes mais ...gorgées d'eau avec les pluies de la nuit, c'est pas gagné !! Au fil des heures, la situation s'améliore et nous crapahutons, cherchant d'abord en surface les qqs ammonites rescapées des précedentes visites. Vers la base des marnes, nous finissons par découvrir qqs ammonites pyritées du Toarcien; Gégé gratouille une couche à rostres de bélemnites et à 20 cm en dessous découvre qqs nodules centrés sur des ammonites. p our ma part, à 1 ou 2 m de là, je n'ai pas cette chance ...des nids sans doute !

Le temps passe vite et personne ne songe à se restaurer, trop occupé à la récolte ...exception faite de Gégé ( le repas c'est sacré!)...il est remonté au camion. Le voilà bientot de retour pret à 'marner'.

Entre temps, 'oeil de lynx' a encore sévi : il a attaqué directement les marnes un peu plus haut, plus compactes au fur et à mesure de la descente et mis à jour qqs ammonites écrasées mais en pyrite de bonne taille .Nous nous retrouvons bientot tous les cinq en ligne face aux marnes qui ont du laisser pendant qqs mois une empreinte de notre passage .Chacun ayant récolté une cinquantaine de ces petites betes nous décidons de notre départ ( les marnes usent les organismes !)
ST CHELY D APCHER
Quelques forces nous restent cependant et j'emmène la troupe sur les travaux de l'A75 visités l'année précédente ; je me souviens avoir récolté à ce moment qqs jolies tourmalines près du village du Buisson ...je n'y reconnais plus rien ....direction La Chaumette autre site où j'aurais pu récolter quantité de belles tourmalines qqs années plus tot avec plus d'expérience....remblayée presqu'en totalité et entourée de barbelés ...il faudrait creuser profond aujourd'hui pour y retrouver les merveilles de l'époque d'exploitation.
Epuisés nous aussi ,nous prenons la route du gite campagnaed destiné à accueillir les centres aérés se notre association à Usanges près de Nasbinals...courses aux douches ...répartition des chambres ...et en route pour l'hotel restau 'la route d'argent' pour le repas du soir. Je vous passe les détails mais il m'a semblé que le retour (route très sinueuse) s'était effectué en ligne droite...il y a comme cela des choses qu'on ne s'explique pas !!!
LE PIBOUL

Le lendemain, il fait vraiment frisquet sur le plateau ...nous prenons un rapide dejeuner , réorganisons le chargement dans le camion et prenons la route du retour ...mais insatiables, nous ne pouvons quitter la région sans une dernière récolte . Papy tient à voir, tout proche de là, un front de taille routier où j'avais récolté , il y a 4 ans, qqs bonnes pièces de quartz et barytine...mais les travaux de l'A75 ont tout englouti. Dernière cartouche, la mine du Piboul , un autre classique lozérois. Sur les lieux chacun recherche ses repères: topographiques pour les uns, plus odorants pour celui, qui , comme les grands fauves a marqué son territoire qqs années auparavant ( vous aurez deviné de qui il s'agit sans doute )


Plus sérieusement, les filons exploités en dépilage ont encore livré qqs petites fluo violettes et dans les déblais qqs fluos à cubes jaunes. L'heure passant, il est temps de songer au retour ce que nous bouclerons le soir vers 20h , heureux de ce bol d'air et de décompression
POUR FINIR
Chaque mineralogiste sait aujourd'hui que la SOGEREM a réhabilité en les rasant les sites de MONTROC , LE BURG, LE MOULINAL.. De meme, la carrière de PEYREBRUNE est désormais surveillée attentivement par les autorités...La carrière de La Chaumette en Lozere nivelée et dans une propriété privée ...seul Le PIBOUL aurait donné de superbes pièces (vues à STE MARIE) mais en contre partie d'un droit d'exploitation ( encore le site est il différent de la mine connue)
PAUVRES DE NOUS SIMPLES AMATEURS !!!!