LES PASSIONS DE MICHEL

LES PASSIONS  DE MICHEL

LA UNION 1997 (2)

LA UNION +++ BIS

 

Comme prévu mon rapport de fouilles d'Avril a fait des envieux et nous avons décidé de resservir les plats :Gégé ,le président d'alors et Papy le vétéran se joignant aux 2 Michel qui étaient déjà de la partie 3 mois avant.

AVATARS EN TOUS GENRES

Les préparatifs ayant été avancés, nous partons vers 13h30 de manière à circuler à la fraiche en Espagne ; le sort va en décider autrement car le voyage va se révéler fertile en surprises de toutes sortes. En effet à hauteur de Gannat (Puy de dome) ,une durite décide lachement de laisser échapper à gros bouillon, la totalité du liquide de refroidissement. En attendant le dépanneur qui tarde à venir, nous nous installons en tailleur sur l'aire de refuge et attaquons nos premières parties de tarot au grand effarement des touristes de passage .Pris en charge par Maif assistance, nous nous offrons un voyage en Espace et une cure à l' hotel de Vichy après avoir laissé notre boxer au garage.

STOP GARAGE DE GANNAT

Le lendemain, nous le récupérons mais les horaires ne correspondent plus à nos plans de bataille .Je propose donc à mes "companeros" d'aller fouiller les gites à barytine de Roure StBabel où j'avais fait de bonnes récoltes le mois précédent en solitaire ; la proposition est acceptée avec entrain d'autant que le site est proche.

Malheureusement , comme je le pressentais, la carrière est occupée par deux chercheurs locaux qui, travaillant avec méthode, ont libéré de leurs épontes des paquets d'argile qui contiennent les cristaux; nous laissant bientot leur place, nous poursuivons le travail mais les filons se resserrent et les récoltes seront plus qur maigres.

DECRASSAGE AU LAVOIR

Le temps passant, nous décidons de reprendre la route non sans avoir fait quelque toilette dans le lavoir municipal. Après un repas pris dans le Larzac, Michel ,nouveau chauffeur teste l'éclairage car la nuit tombe; Quelle idée n'a t il pas eue là (heureusement d'ailleurs) :une veilleuse manque à l'avant, un feu rouge ne fonctionne pas à l'arrrière et le tableau de bord demeure désespérément noir.

Aussitot, Gégé fonce sur ses outils ; tournevis, pinces, tout y passe ..il démonte, remonte , rien !! Nous sommes obligés de reprendre la route pour chercher une station quand l' un d'entre nous (je crois que c'est Papy) prononce le mot FUSIBLE !! fusible...vous avez dit fusible... comme c'est fusible ! Livre de bord en main, nous feuilletons et ne tardons pas à découvrir que le fusible 6 protège justement ce qui fait défaut. Ouf..une station ..achat d'un jeu complet ...ouverture de la boite ..évidemment pas de fusible 6 sauf....dans la boite à gants !! (Il faut dire qu'à l'époque, le camion servait à toutes les sections et il faut bien que les jeunes chantelouvais s'amusent !!!)

INQUIETUDE ET PALABRES

Nous pouvons maintenant rouler et nous arrivons à LA UNION vers 11h et nous mettons immédiatement en quete de chambres à l'hotel qui nous avait hébergés en Avril . Mais comme le pensait Michel, nous sommes en Aout et rien n"est libre ici comme dans les environs.

Assez pessimistes, nous cherchons ailleurs avant d'aller voir si l'ami Juan José (qui n'a pas répondu à nos courriers ) ne serait pas chez lui .Par chance, je reconnais sa voiture et en voyant passer notre Boxer , il met aussitot le nez dehors. Surpris d'abord ,mais pressentant une rentrée d'argent, il nous salue chaleureusement et nous explique que son travail l 'a empeché de répondre à nos courriers. Il nous invite à venir voir ses nouvelles pièces; palabres au bar du coin pour feter les retrouvailles mais certains s'impatientent (ils ne connaissent pas les usages espagnols) .

Juan assure de quoi nous loger à LOS ALCAZARES station balnéaire voisine où vit sa famille. Sur place , il se demène, téléphone, et  finit par nous trouver deux "habitacions" chez un particulier, discutant aprement les prix pour 6 jours fermes que nous payons d'avance. C"est loin d'etre le paradis : douche froide dans la cour, cabinet exigu mais nous voilà rassurés quant au gite. Notre ami nous introduit ensuite au "ristorante" voisin où nous prendrons chaque soir nos repas. Toutes ces démarches au pied levé et un dimanche de surcroit , il faut quand meme rendre justice à Juan pour sa disponibilité ; combien se seraient occupés de nous dans ces conditions.

Nous sommes dimanche et Juan se doit un peu à sa famille, nous donnant cependant rendez vous à la 'ocho' pour nous indiquer le chemin de la mine LOS BELONES que nous n'avions pu visiter en Avril. Entretemps et comme les cailloux n'attendent pas, j'emmène tout le monde à CATON pour récolter qqs quartz.

REPERAGES

Le soir, comme prévu, Juan nous emmène à la mine ; elle est  proche de celle d' HERCULANO mais de l'autre coté de la colline ; l' accès intérieur est court et aisé ..ça change ! et nous amène à l'entrée d'une grande géode découverte il y a 3 ans 

AU COEUR DE LA GEODE

 Le plafond et les parois sont couverts de cristaux de barytine bleue superbes (plusieurs cm pour certains) parfois recouverts de manganèse et se présentant en tablettes parallèles ou entrecroisées.

GEGE A L ATTAQUE

 

 Les pièces en relief ont évidemment été prélevées mais il reste quantité de plaques ...et de quoi nous mettre en appétit car Juan qui travaille le lendemain nous engage à revenir le lendemain seuls , ce dont nous n'allons pas nous priver jusqu'à "épuisement des forces ...de votre serviteur principalement, car les plaques ne sont pas évidentes à décoller.

MON DIEU   PRIONS !!

REMARQUEZ LA COURSE  DE LA MASSETTE

Pour l'heure, nous rejoignons la ville où Juan , qui n'a pas perdu le sens des affaires, nous propose, contre rémunération, de nous indiquer plusieurs itinéraires de fouille ainsi qu'une visite en commun de la mine BALSA qui livre en ce moment des baguettes de gypse grosses comme des crayons sur blende. Nous acceptons (à regret pour certains) , ce en quoi , ils n'avaient pas tort !!.....................

La mine de LOS BLANCOS précitée, nous verra faire plusieurs voyages le lundi et le mardi ,chargés comme des baudets, suant et soufflant, noirs de manganèse entre l'intérieur frais et l'extérieur 40° ....ce qui déclenchera chez votre serviteur une sciatique carabinée qui le handicapera tout le reste du séjour.

40 ° EN EXTERIEUR

AH ! BAH! ILS SONT BEAUX !

ON M'AVAIT BIEN DIT QU'ON BRONZAIT EN ESPAGNE

A PARTIR DE LA HS PENDANT 6 MOIS !!!!!!!!

 La mer toute proche permet de faire les preùières toilettes au grand effarement de certains baigneurs ;la douche froide de notre habitacion faisant disparaitre le reste difficilement. Rusé, Papy a différé le paiement de nos sorties à ce mardi soir, prétendant effrontément ne pas avoir la somme sur lui le dimanche ; nous sommes ainsi certains de retrouver notre guide .

Contacté par téléphone, il nous invite à le rejoindre à son QG, et promet de nous indiquer 3 nouveaux sites. En premier lieu, une mine où l'on devrait trouver de la fluo extra; mais dans la nuit, il n'en retrouve pas le chemin précis ; une deuxième qui a livré des quartz biterminés sur galène où il emmène mes compagnons jusqu'à 1 h du matin ( invalide, je garde le camion )

1H DU MAT ...ENFINS  SORTIS

 une 3ème qui consiste en déblais. Une 2 ème mine de baryte bleue devait nous etre indiquée, mais elle passera aux oubliettes car Juan change souvent d'avis et à cette heure tardive ( 3h du matin) il ne pense plus qu'à toucher sa récompense et aller se coucher.

Le lendemain mercredi, nous nous rendons à la mine de quartz visitée dans la nuit par mes camarades, route de La Manga. A force d'antalgique, je peux participer à la visite : un boyau descendant en pente raide nous conduit à une salle où une grande géode a été ouverte au marteau piqueur par Juan et ses amis; c'est elle qui doit nous livrer les pièces convoitées. Gégé s'est glissé à l'intérieur et détache des plaques que nous nous partagerons en partant; les parois et le plafond montre les memes pièces mais évidemment tout ce qui était accessible a disparu .

AU JOUR C'EST PLUS RELAX  NON ???

Comme il n'est pas tard, nous nous dirigeons vers ALUMBRES et ESCOMBRERAS pour visiter les déblais du "pozo 12" qui devraient fournir qqs petites fluos. Là, 3 ou 4 cailloux se battent en duel et nous abandonnons le site rapidement, terminant la journée en repérages le long de la "carretera 33" qui rejoint La Union à Portmann (route que nous n'avions jamais empruntée en Avril) .E lle dessert la plupart des carrières à ciel ouvert (regrets!) et de nombreuses mines dont BALSA .

AIGUILLES EN TOUS GENRES

Les plans proposés par Juan s'avérant foireux, nous n'avons rien pour jeudi . Aussi, malgré les réticenses de Michel2 à nous rendre seuls en souterrain, je décide les autres à rechercher les gypses en aiguilles que nous avons seuleument vus en Avril à la mine SAN TIMOTEO .Gavé de cachets, je retrouve immédiatement l'entrée ( il ne faut pas compter sur mes compagnons sur les itinéraires) et après qqs hésitations à l'intérieur, j'amène mes lascars dans la galerie. Nous avons ,cette fois, prévu des cageots ..seule manière de ramener des pièces intactes ;en quelques minutes les cageots sont remplis (il faut pourtant sélectionner les pièces pas trop encroutées des résidus de pneus carbonisés)

Sortis de la mine, la plage de Portmann est à deux pas pour le premier décrassage ; heureux de ses trouvailles, Gégé,d'humeur joyeuse, se lance à l'eau , batifole, et décise soudain de nous faire un numéro d' équilibre sur des oursins qui passaient parlà ...un pied plus l'autre pour une nouvelle récolte d'aiguilles si bien que le poste de lz Croix Rouge installé pas loin lui ouvrira ses portes et le reste, mettant à ses pieds deux jeunes infirmières rebpndies , pincettes en mains ...pour je ne sais quoi faire ??

LA C'EST VRAIMENT SUSPECT ...QUE LUI FAIT -ELLE ??? 

AH !! BON !! NOUS VOILA RASSURES  !!!

MOI VOUS SAVEZ !! J' ATTENDS LE CLIENT!!

( pardon papy )

Gégé ayant repris son pied !!!! nous quittons l'endroit ..à regret nous a t il confié !!

Une visite à LOS BLANCOS plus approfondie nous livrera qqs goethites mamelonnées ainsu que qqs barytines cretées oxydées de peu d'intéret .

Le lendemain vendredi , pas d'autre solution que de retourner aux gypses en aiguilles avant la sortie prévue la nuit à BALSA. Complétement Hs en ce jour, je laisse partir , à regret , mes compagnons et reste au camion : quoi de plus pénible ! Surtout que chacun ramène sa cagette de gypses sans s'etre préoccupé de l'invalide !!! L'après midi , nouveau séjour à la plage et repas au restau car, il va falloir qqs forces pour affronter cette nuit ( 5h de souterrain  do,t je ne ferai pas partie )

 

CALVAIRE POUR TOUS

La description qu'en a faite Juan le premier jour n'engage pas à l'euphorie ; je sais déjà que je ne ferai pas partie du voyage et l'idée de passer 5 h à attendre au camion me ruine ; à l'heure dite ou presque ( 1h de retard !) Juan est au rendez vous et je mène mes compagnons à proximité ( conduire est la seule chose que je peux faire)

La mine est toute ptoche de la carretera 33;  il faut simplement  repérer l' entrée cachée en haut d'un vallon et le labyrinthe des galeries. Chacun ,équipé comme il convient et barquette en main, le groupe m'abandonne ; je ne pourrai meme pas quitter les lieux , incapable d'appuyer sur les pédales, et patienterai pendant plus de 4h avant de voir réapparaitre mes camarades. Fourbus, suants, dégoulinants et sans cagettes à la main , la mine déconfite, je ne peux ici que rapporter leurs impressions négatives, abandonnant les cagettes pour faciliter le retour:  rien de rien ! l'endtoit valait la peine d'etre vu ...des baguettes de gypses de 30 cm ornant des géodes mais la roche extremement dure et inattaquable au burin  étincelait sous les coups sans rompre. Seuls qqs cristaux libres ont été remontés au jour ce dont Juan ne s'est pas privé ..surement adeptes des recollages .

Il y avait une certaine amertume dans l'air et d'ailleurs notre guide, l'ayant bien senti, ne s'est pas éternisé ce soir là, nous quittant rapidement sans un mot.

JOIE  ET .....

Le lendemùain, nous remontons vers la France sans négliger le pélerinage à FUENTES DE EBRO près de SARAGOSSE .Un premier repérage en soirée montre pas mal de changements par rapport à nos précédentes visites: nouveaux chemins, terrain passé au scrapper.

UNE DES NOMBREUSES CARRIERES DE FUENTES

Le dimanche, nous sommes à pied d'oeuvre et Gégé s'attaque immédiatement aux boules anciennes entassées pas très loin ; ayant retrouvé un peu de vaillance ce jour là,  je gagne la carrière voisine dont le front de taille est bien dégagé; je ne tarde pas à découvrir dans la partie basse un reste de géode avec des cristaux bien développés ...site que j'abandonne à mes compagnons qui ne connaissent pas le site.

De mon coté je suis retourné au camion pour chercher de quoi ranger les échantillons ; c'est en revenant ( le soleil a tourné sans doute !) que mon oeil est attiré par un petit trou à qqs pas de la géode que j'exploitais . Aussitot le burin chauffe et je ne tarde pas à faire sauter le chapeau d'une géode aux cristaux pas très limpides mais rematquables par leur nombre et leur implantation.

DEUX PIECES RECOLTEES CE JOUR LA

C'est à regret que nous quittons la carrière pour remonter en direction de LOGRONO et permettre à Papy de visiter les gites à pyrites d' AMBASSAGUAS. Nous posons nos bagages à l'hotel international d'ARNEDO où je retrouve un couple de chercheurs que j'avais rencontré l'année précédente chez Ramon à Berbes

 

DECEPTION

 

A L'EPOQUE OU AMBASSAGUAS ETAIT UN DESERT

Ambassaguas, village abandonné les années passées, semble bien occupé cette année; nous sommes accueillis par une meute de clébards de tous poils et un autochtone nous refuse le parking sur la petite place avant qu'un autre sbire nous apostrophe ' no picare !! no picare!!"; nous ne sommes pas doués en espagnol mais c'est clair . Nous nous replions plus bas sur la piste où je sais pouvoir trouver qqs pyrites mais aussitot arretés, ce sont des cris et des sifflements qui nous font dresser la tete. Apparemment, nous sommes indésirables en ces lieux déserts il y a deux ans. Nul doute que les affaires réalisées par le propriétaire du site voisin NAVAJUN y soit pour quelque chose !!

Dépités, nous quittons les lieux et prenons la route de la France; complètement HS cette fois, je laisse Gégé et Michel se relayer au volant ; après un voyage épuisant pour moi , nous rentrons à Chanteloup à 3h du matin .

Ce FUT MON DERNIER PERIPLE EN ESPAGNE MAIS QUI SAIT , PEUT ETRE QUE LES FORCES ET L ENVIE REVIENNENT !!!!!!!!!!!!!!



26/02/2015
0 Poster un commentaire

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 18 autres membres